Parc National de Kep : Jungle Tropicale et Panoramas sur le Golfe de Thaïlande

Le parc national de Kep – officiellement Preah Sihanouk National Park – est le plus petit parc national du Cambodge avec ses 5 km² (500 hectares), et c'est précisément ce qui le rend si attachant. Créé en 1993 par décret royal du roi Norodom Sihanouk parmi les sept premiers parcs nationaux du pays, il épouse la colline boisée qui domine la ville balnéaire, culmine à 332 m au sommet de Phnom Damrei et se parcourt intégralement en une demi-journée. Un sentier circulaire de 8 km, un dénivelé modeste de 300 m, une faune de macaques effrontés et de calaos majestueux, et deux belvédères magiques – Sunset Rock à l'ouest, Stairway to Heaven à l'est – suffisent à composer la matinée parfaite avant un déjeuner de crabe au poivre. Ce guide rassemble tout ce que vous devez savoir pour transformer cette boucle en pleine jungle tropicale en un moment fort de votre passage sur la côte sud cambodgienne.

Carte d'Identité du Preah Sihanouk National Park

Derrière le nom familier de « parc national de Kep » se cache une appellation officielle plus solennelle : Preah Sihanouk National Park, en hommage au roi qui en signa la création en 1993. Cette année-là, sept premiers parcs nationaux furent simultanément établis sur le territoire cambodgien : Bokor, Phnom Aural, Botum Sakor, Kirirom, Ream, Virachey et Kep. Trente ans plus tard, ce réseau reste l'ossature de la politique de conservation du royaume.

Avec ses 5 km² (500 hectares), Kep National Park détient un titre singulier : c'est le plus petit parc national du Cambodge. Une superficie minuscule comparée aux 1 581 km² du Bokor National Park voisin, et plus encore aux étendues sauvages de Virachey ou de Botum Sakor. Pourtant, cette compacité est précisément ce qui fait son intérêt pour le voyageur : on peut littéralement en faire le tour à pied en une matinée, sans 4×4, sans guide obligatoire, sans logistique complexe.

Le parc épouse la colline boisée qui domine la station balnéaire de Kep, dans la province éponyme. Le point culminant – Phnom Damrei, « la montagne de l'éléphant » – atteint 332 m d'altitude. Le sentier principal n'y monte pas directement : il décrit une boucle à mi-pente, vers 200 m, traversant une forêt tropicale sèche secondaire ponctuée de belvédères. Un sentier secondaire permet aux randonneurs motivés d'atteindre le vrai sommet pour un panorama à 360° sur le golfe de Thaïlande et la plaine de Kampot.

DonnéeValeur
Nom officielPreah Sihanouk National Park
Année de création1993 (décret royal Norodom Sihanouk)
Superficie5 km² (500 hectares) – le plus petit parc national du Cambodge
Altitude maximale332 m (sommet Phnom Damrei)
Sentier circulaire principal8 km, boucle complète
Durée3 à 4 h tranquille / 2 h en marche soutenue
Dénivelé cumulé~300 m
Entrée~0,90 € (1 USD) par personne
Horaires6 h – 18 h (lever au coucher du soleil)
DifficultéFacile à modéré (accessible 8 ans+)

L'histoire écologique du site explique sa physionomie actuelle : la forêt originelle a été partiellement détruite pendant la guerre civile et la période des Khmers rouges (1975-1979), exploitée pour le bois et le charbon de bois. Depuis les années 1990, la régénération naturelle a fait son œuvre. La forêt actuelle est donc une forêt secondaire, mais déjà mature : grands dipterocarpus, shorea, kapokiers, bambous, lianes et épiphytes composent une canopée dense où la faune a peu à peu reconstitué ses populations.

Le Sentier Circulaire de 8 km : Structure et Balisage

Le cœur de l'expérience tient en une phrase : une boucle de 8 km autour de la colline, parcourable dans les deux sens, balisée en jaune. Pas de carte sophistiquée, pas de GPS indispensable – il suffit de suivre les peintures jaunes sur les troncs et les panneaux directionnels aux intersections.

Sens de parcours et balisage

Le départ se fait depuis l'entrée nord, près du Led Zep Café. Vous pouvez choisir le sens horaire ou anti-horaire – la boucle est symétrique en difficulté. Beaucoup de randonneurs partent dans le sens anti-horaire pour atteindre Sunset Rock dans la première moitié, profiter du panorama frais le matin, puis redescendre par l'autre versant en gardant Stairway to Heaven pour la fin.

Le balisage repose sur des marques de peinture jaune sur les arbres, complétées par quelques panneaux directionnels en bois aux carrefours principaux. C'est rustique mais efficace : à condition de rester attentif aux marques tous les 50-100 m, on ne se perd pas. Si vous ne voyez plus de marque pendant 5 minutes, faites demi-tour jusqu'à la dernière marque vue.

Difficulté et profil du sentier

La difficulté générale est facile à modérée. Le sentier est large par endroits – ancienne piste forestière reconvertie – et se rétrécit ailleurs en single track étroit entre les arbres. Quelques passages présentent des marches taillées dans la roche ou des escaliers en bois pour franchir les courtes montées. Le terrain est inégal : racines, pierres, sections boueuses en saison des pluies. Rien d'engagé, mais des chaussures fermées sont indispensables.

L'itinéraire est accessible aux enfants à partir de 8 ans en bonne forme, aux seniors actifs, aux randonneurs occasionnels. Ce n'est pas un trek d'endurance : le défi réel n'est pas le dénivelé (300 m cumulés), c'est la chaleur et l'humidité tropicales. La transpiration est abondante, la déshydratation guette les imprudents.

Variante courte pour profils peu sportifs

Pour ceux qui ne souhaitent pas s'engager sur la boucle complète – familles avec très jeunes enfants, seniors fragiles, contrainte de temps – une variante courte de 2 à 3 km serpente au pied de la colline sans atteindre les belvédères. Vous profitez de la fraîcheur de la forêt, de la végétation et éventuellement de quelques macaques, sans engagement physique. Demandez le tracé au Led Zep Café : la famille connaît parfaitement les options.

Les Belvédères : Sunset Rock, Stairway to Heaven et Sommet 332 m

Le parc compte plusieurs points de vue, mais trois s'imposent comme incontournables.

Sunset Rock : le rocher du coucher de soleil

Situé sur le versant ouest de la colline, Sunset Rock est un promontoire rocheux nu qui s'avance au-dessus de la canopée et offre une vue dégagée sur le golfe de Thaïlande. Vous distinguez la ville de Kampot au loin, les marais salants, parfois jusqu'aux contreforts des Cardamomes. Son nom n'est pas usurpé : entre 17 h et 18 h en saison sèche, le soleil descend droit dans la mer face au rocher, embrasant les nuages de l'horizon en orangé et rose. C'est l'un des plus beaux couchers de soleil de la côte cambodgienne, accessible après une montée d'environ 30 à 45 minutes depuis l'entrée nord.

Stairway to Heaven : l'escalier vers le belvédère est

De l'autre côté de la boucle, sur le versant est, un escalier sculpté dans la roche – baptisé « Stairway to Heaven » par les randonneurs étrangers – grimpe vers un belvédère orienté vers la mer de l'Est. Par temps clair, le panorama embrasse Rabbit Island (Koh Tonsay) et, à l'horizon, la silhouette de l'île vietnamienne de Phú Quốc. Les marches sont irrégulières, les rampes inexistantes – prudence avec les jeunes enfants. Le jeu en vaut la chandelle : c'est un point de vue spectaculaire, beaucoup moins fréquenté que Sunset Rock.

Sommet Phnom Damrei : 332 m et panorama à 360°

Pour les randonneurs motivés, un sentier secondaire embranche depuis la boucle principale pour grimper jusqu'au sommet à 332 m. Comptez 30 à 45 minutes supplémentaires de montée, raide par endroits. La récompense : un panorama à 360° qui embrasse à la fois le golfe au sud, la plaine rizicole et les paysages de Kampot au nord, et toute la côte vietnamienne à l'est. Le sentier est moins balisé : demandez la direction au Led Zep Café avant de partir.

La statue du Bouddha

Plus récemment installée sur un éperon rocheux du parc, une statue du Bouddha attire les randonneurs khmers qui viennent y déposer fleurs d'offrandes et bâtons d'encens. C'est un petit point de pause spirituel, sans solennité écrasante, qui ajoute une touche culturelle à la randonnée nature. Respectez les fidèles si vous croisez une cérémonie en cours – chaussures retirées, photos discrètes.

Faune et Flore : ce que vous Croiserez Vraiment

Les attentes faunistiques doivent rester réalistes : Kep n'est pas le parc national de Mondolkiri ou de Ratanakiri, et vous n'y verrez ni éléphants ni grands prédateurs. En revanche, l'observation y est facile, fréquente et accessible – ce qui en fait un excellent terrain d'initiation à la faune tropicale, notamment pour les familles.

Les mammifères que vous verrez très probablement

  • Macaques à longue queue (Macaca fascicularis) : présence quasi garantie. Groupes de 5 à 15 individus traversant la canopée ou s'aventurant sur le sentier. Bruyants, curieux, parfois effrontés. Ne les nourrissez sous aucun prétexte et gardez sacs et provisions zippés – ils maîtrisent l'art du vol éclair.
  • Langurs noirs (Presbytis melalophos) : plus discrets, plus rares, plus élégants. Pelage sombre, face encadrée de poils clairs, déplacement gracieux dans la canopée. Patience et silence requis. Les apercevoir est un privilège.
  • Écureuils géants (Ratufa bicolor) : impressionnants par leur taille – 80 cm à 1 m queue incluse – et leur livrée noire et crème. Acrobaties spectaculaires entre les branches hautes.
  • Varans (Varanus salvator) : matinaux et discrets, ces grands lézards d'eau apparaissent occasionnellement sur les sentiers humides. Inoffensifs si on les laisse tranquilles.

L'avifaune : drongo, calao, bulbul, gobemouche

Le parc compte plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux. Sans jumelles, vous identifierez facilement :

  • Grands calaos (Buceros bicornis) : vedettes incontestées du parc avec leur bec courbé massif et leur vol bruyant. Préhistoriques et majestueux.
  • Drongos : oiseaux noirs à longue queue fourchue, perchés en sentinelle.
  • Bulbuls : passereaux mélodieux, omniprésents dans la canopée moyenne.
  • Gobemouches : petits chasseurs d'insectes, rapides et acrobatiques.
  • Soui-mangas : équivalents asiatiques des colibris, plumage iridescent, présents sur les fleurs tropicales.

Papillons, insectes et invertébrés

Les papillons tropicaux sont l'une des stars discrètes du parc. Des dizaines d'espèces se croisent dans les clairières et le long du sentier : Idea leuconoe (papillon de papier) au vol planeur caractéristique, Troides aux ailes noires et jaunes spectaculaires, papilios bleu électrique. Le matin, quand la rosée s'évapore, ils se posent ailes ouvertes pour se réchauffer – moment idéal pour les photographier. Phasmes géants, mantes religieuses et cigales bruyantes complètent le bestiaire entomologique.

Flore : dipterocarpus, shorea, kapokier, orchidées

La forêt tropicale sèche secondaire de Kep abrite plusieurs essences emblématiques d'Asie du Sud-Est : Dipterocarpus alatus (grands arbres à résine, autrefois exploités), Shorea siamensis, le majestueux kapokier (Ceiba pentandra) reconnaissable à son tronc imposant et ses contreforts, et de nombreux bambous. Lianes et épiphytes tapissent les troncs. De mars à mai, les orchidées sauvages entrent en floraison, formant des grappes colorées sur les branches – moment privilégié pour les botanistes amateurs.

Quand Visiter : Saisons et Heures Idéales

Les trois saisons cambodgiennes vues du parc

Saison sèche fraîche, novembre à février : c'est la fenêtre optimale. Températures comprises entre 22 et 30 °C, ciel dégagé, humidité réduite, paysages photogéniques avec lumière limpide. La visibilité depuis les belvédères est maximale – par bonne journée, Phú Quốc se dessine nettement à l'horizon. Affluence légèrement supérieure, mais le parc n'est jamais saturé.

Saison sèche chaude, mars à mai : possible mais éprouvant. Les températures grimpent à 35-38 °C en début d'après-midi, l'air se charge d'humidité avant les pluies. Privilégiez impérativement un départ avant 8 h pour finir la boucle avant la fournaise. Compensation : les orchidées sauvages fleurissent.

Saison des pluies, juin à octobre : les sentiers deviennent glissants après les averses, les moustiques se multiplient, des sangsues peuvent apparaître dans les zones humides. Mais la végétation explose : fougères arborescentes déployées, mousses brillantes, ruisseaux animés, lianes épaissies. Si vous y allez, partez à l'aube, prévoyez un poncho léger et soyez de retour avant midi pour éviter les orages d'après-midi.

Les heures qui font toute la différence

  • 5 h 45 – 6 h 30 (lever de soleil) : départ pré-aube depuis l'hôtel, mais récompense magique avec la lumière dorée filtrant à travers la canopée et la faune en activité maximale.
  • 7 h – 10 h : créneau optimal pour la randonnée. Fraîcheur encore présente, faune active, photographies réussies.
  • 10 h – 15 h : à éviter. Chaleur intense, faune cachée dans la canopée haute, transpiration abondante pour un rendement médiocre.
  • 15 h – 18 h : excellent pour viser Sunset Rock. La marche d'approche se fait dans une lumière qui adoucit, et le coucher de soleil sur le golfe couronne la sortie.

Le Led Zep Café : Institution au Pied du Parc

Aucun guide du parc national de Kep n'est complet sans une mention du Led Zep Café. Installé depuis une vingtaine d'années au pied de l'entrée nord, ce café en plein air est devenu une institution incontournable que connaissent tous les randonneurs étrangers et locaux. Le nom – qui n'a aucun lien avec le célèbre groupe rock britannique – est un clin d'œil qui amuse les visiteurs depuis deux décennies.

Le cadre est typiquement cambodgien : jardin tropical détendu, tables en bois sous les arbres, hamacs disposés çà et là, chat de la maison qui se frotte aux jambes des clients. L'ambiance est posée, sans formalisme, idéale avant ou après l'effort.

La carte rassemble ce qu'il faut pour un randonneur :

  • Jus de fruits frais pressés – mangue, ananas, fruits de la passion, ramboutan – à 1,50 à 3 € selon la composition.
  • Café khmer filtré, robuste et sucré comme la tradition l'exige, à 0,80 à 1,50 €.
  • Smoothies tropicaux à 2 à 3 €.
  • Petits plats : sandwich frais, salade composée, banana pancake pour les sucrés.
  • Eau, crème solaire et insectifuge en dépannage si vous avez oublié quelque chose.

Au-delà de la pause café, le Led Zep est aussi un excellent point d'information local. La famille qui le tient connaît les sentiers par cœur, peut vous orienter selon votre temps et votre forme, et vous indiquer le tracé alternatif sud, moins fréquenté, ou le départ vers le sommet 332 m. C'est, sans exagération, l'arrêt obligatoire de toute visite du parc.

Équipement, Sécurité et Bonnes Pratiques

L'équipement indispensable

  • Chaussures de marche ou baskets fermées adhérentes : les pierres deviennent glissantes, surtout après la pluie. Pas de tongs, pas de sandales ouvertes.
  • Chapeau et lunettes UV : la canopée filtre la lumière mais les belvédères sont exposés plein soleil.
  • Crème solaire SPF 50+ à appliquer avant le départ et à renouveler.
  • Eau : 1,5 à 2 L par personne, minimum. La déshydratation est le principal risque.
  • Insectifuge DEET 30 % sur chevilles, poignets, nuque. Les moustiques forestiers sont actifs en journée.
  • Petite collation : barres céréales, fruits, fruits secs pour tenir la distance.
  • Appareil photo ou smartphone, éventuellement avec téléobjectif pour les singes et calaos.
  • Lampe frontale si départ très matinal avant le lever du jour.
  • Sac à dos léger – 15-20 L suffisent largement.

Sécurité : ce qui menace, ce qui ne menace pas

Le parc national de Kep est globalement très sûr. Quelques règles simples :

  • Macaques : ne les nourrissez jamais, ne brandissez pas de nourriture, gardez sacs zippés. Tenez-vous à distance, surtout en présence de petits. Aucune agression sérieuse à signaler, mais vols de provisions fréquents.
  • Serpents : possibles, peu agressifs, restez sur le sentier et tapez du pied. La majorité des espèces fuit avant que vous ne les voyiez.
  • Pas de prédateurs dangereux : les panthères qui peuplaient historiquement la région ont disparu du parc. Aucun risque de gros carnivore.
  • Hydratation : c'est le risque réel. Buvez régulièrement, ne rationnez pas l'eau.
  • Sangsues en saison des pluies : chaussettes hautes, pantalon long, vérifications régulières.

Anti-arnaques : tarif officiel et guides optionnels

Le tarif d'entrée officiel est de environ 0,90 € (1 USD) par personne, à régler à la guérite près de l'entrée nord. Refusez toute surfacturation, billet groupé fantaisiste ou « taxe additionnelle » improvisée. Des guides locaux occasionnels proposent leurs services pour 5 à 10 € de l'heure : c'est entièrement optionnel et généralement superflu, le sentier étant bien balisé. Un guide peut néanmoins enrichir l'expérience si vous voulez approfondir la faune et la flore. Aucun achat n'est jamais obligatoire.

Combiner le Parc avec une Journée à Kep

Le parc national se prête merveilleusement à des journées combinées avec les autres incontournables de la station balnéaire. Voici plusieurs canevas testés et approuvés, à moduler selon votre énergie et votre temps disponible.

Programme classique : randonnée + crabes + plage

6 h 30 : départ depuis l'hôtel en tuk-tuk pour le parc national (10 minutes de trajet). 7 h – 10 h : boucle de 8 km, Sunset Rock, Stairway to Heaven. 10 h 30 : jus de fruit frais au Led Zep Café. 11 h 30 : descente au marché aux crabes Phsar Kdam pour un festin de crabe au poivre vert de Kampot. 14 h : repos plage municipale de Kep, baignade dans une eau calme. 17 h : retour optionnel à Sunset Rock pour le coucher de soleil.

Programme combiné île + parc

7 h – 10 h : sentier court du parc national (boucle réduite ou variante 3 km). 11 h : embarquement pour Rabbit Island (Koh Tonsay). 12 h – 16 h : déjeuner de fruits de mer, baignade, hamac sur l'île. 16 h 30 : retour sur le continent. 18 h : dîner à Kep face à la mer.

Programme photographe

5 h 45 : arrivée pré-aube au parc, montée au Stairway to Heaven pour le lever de soleil sur Rabbit Island et la mer. 7 h – 9 h 30 : descente lente avec observation faune et photos. 10 h : Led Zep Café. 11 h : descente au marché aux crabes pour les photos du marché vivant. 15 h : marais salants ou plage. 17 h : remontée à Sunset Rock pour le coucher de soleil sur le golfe.

Pour étendre le séjour, le parc s'inscrit dans un itinéraire plus large sur la côte sud : il complète parfaitement les activités cambodgiennes de plein air, et trouve son alter ego montagnard dans le parc national de Bokor, à 1 081 m d'altitude, à une heure de route au-dessus de Kampot.

Comparaison avec Bokor National Park

Si vous hésitez entre les deux parcs nationaux de la côte sud, le tableau ci-dessous résume l'opposition :

CritèreKep National ParkBokor National Park
Superficie5 km²1 581 km²
Altitude max332 m1 081 m
AccèsÀ pied depuis KepVoiture / scooter, route sinueuse 32 km
ClimatTropical chaudFrais en altitude (5-10 °C en moins)
AtmosphèreCompacte, accessible, jardin tropicalVastes plateaux, ruines coloniales, brume mystérieuse
FauneMacaques, calaos, papillonsSinges plus rares, gibbons signalés, biodiversité plus large
Durée idéaleDemi-journéeJournée complète
Pour quiFamilles, randonnée courteCuriosité historique, climat frais, panoramas étendus

La bonne nouvelle : ce sont deux expériences complémentaires. Une journée Kep, une journée Bokor, et vous aurez vu deux facettes radicalement différentes de la conservation cambodgienne.

Pour Qui ce Parc est-il Vraiment Fait ?

Pour vous, si vous êtes :

  • Voyageur cherchant une randonnée courte et accessible, sans logistique lourde.
  • Famille avec enfants de 8 ans et plus, ou avec adolescents.
  • Senior actif en bonne forme physique, à condition de partir tôt.
  • Amateur de photo de paysages, de faune accessible et de lumière tropicale.
  • Ornithologue amateur souhaitant ajouter quelques espèces à sa liste.
  • Voyageur en transit court à Kep, désireux de comprendre l'environnement local.

Pour vous, peut-être pas, si vous cherchez :

  • Un trek long et engagé sur plusieurs jours – préférez le Mondolkiri ou le Ratanakiri.
  • De la faune emblématique de gros mammifères (éléphants, gibbons, tigres) – absente du parc.
  • Une expérience d'écotourisme communautaire profond avec immersion en village.
  • Un défi sportif à dénivelé important.

FAQ : Vos Questions Pratiques

Faut-il réserver à l'avance pour visiter le parc ?

Non, aucune réservation n'est nécessaire. Vous arrivez à l'entrée nord (10 minutes en tuk-tuk depuis le centre de Kep), vous réglez votre ticket à environ 0,90 € (1 USD) à la guérite et vous démarrez immédiatement. Le parc n'impose ni jauge, ni créneau horaire, ni guide obligatoire. C'est précisément ce qui le rend si pratique pour les voyageurs en circuit libre, surtout en demi-journée improvisée.

Peut-on visiter le parc avec de jeunes enfants en poussette ?

Non, la poussette est inadaptée : sentier inégal, racines, marches taillées, pentes. En revanche, un porte-bébé dorsal fonctionne très bien pour les tout-petits, et les enfants de 6-7 ans tiennent la variante courte de 2-3 km au pied de la colline sans difficulté. Pour la boucle complète de 8 km, attendez 8 ans et une bonne habitude de la marche en milieu chaud.

Y a-t-il du réseau mobile dans le parc ?

Le réseau cambodgien (Cellcard, Smart) couvre l'essentiel de la boucle grâce à la proximité de Kep, avec quelques zones d'ombre dans les replis du versant nord et près du sommet. Vous pouvez généralement passer un appel d'urgence ou utiliser GPS hors-ligne sans souci. Téléchargez néanmoins la carte du parc sur Maps.me ou OsmAnd avant le départ : l'autonomie de batterie chauffe vite avec GPS actif.

Le parc est-il ouvert tous les jours, fêtes comprises ?

Oui, l'accès est ouvert sept jours sur sept, du lever au coucher du soleil (approximativement 6 h à 18 h). La guérite est tenue par les rangers en journée mais reste accessible avant 6 h et après 18 h – simplement sans personne pour vendre le ticket. Pendant les grandes fêtes khmères (Nouvel an khmer en avril, Pchum Ben en septembre-octobre), l'affluence locale augmente sensiblement, surtout aux belvédères de coucher de soleil.

Puis-je faire le sentier de nuit pour observer la faune nocturne ?

Officiellement, le parc ferme au coucher du soleil et la randonnée nocturne n'est pas autorisée sans accompagnement. Officieusement, certains guides locaux organisent ponctuellement des sorties crépusculaires pour observer civettes, geckos volants et insectes phosphorescents. Renseignez-vous au Led Zep Café : c'est la meilleure porte d'entrée vers ces expériences plus confidentielles, qui demandent de toute façon une bonne lampe frontale et un accompagnement averti.

Conclusion : la Surprise Verte de la Côte Sud

On vient à Kep pour le crabe, la plage et les villas coloniales. On en repart souvent en se disant que le parc national, finalement, fut le moment fort du séjour. Sa taille modeste – 5 km², le plus petit du pays – est précisément ce qui le rend accessible : une boucle de 8 km, 300 m de dénivelé, trois belvédères magnifiques, des macaques sur le sentier, des calaos dans la canopée, et la promesse d'un retour au Led Zep Café pour un jus de fruit frais à l'ombre.

Partez tôt – idéalement avant 7 h en saison sèche, dès 6 h 30 en saison chaude –, équipez-vous correctement (chaussures fermées, 1,5 litre d'eau minimum, chapeau, insectifuge), ne nourrissez pas les macaques, et laissez-vous guider par les marques jaunes sur les arbres. En 3 à 4 heures, vous aurez vu le Preah Sihanouk National Park sous toutes ses facettes : forêt tropicale sèche en régénération, faune accessible, panoramas spectaculaires sur le golfe de Thaïlande, Rabbit Island et Phú Quốc à l'horizon.

Combinez ensuite avec le marché aux crabes pour le déjeuner, une après-midi de farniente sur la plage municipale ou une excursion à Rabbit Island : vous aurez condensé en une journée tout ce qui fait le charme de la côte sud cambodgienne. Et si l'envie de hauteur vous reprend le lendemain, le Bokor National Park vous attend avec ses 1 581 km², ses 1 081 m d'altitude et ses brumes coloniales. Deux parcs, deux ambiances, une même côte – le Cambodge offre rarement contraste plus saisissant en si peu de kilomètres.

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